C’est un véritable séisme politique en République Démocratique du Congo. Modeste Bahati destitué de la présidence de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), cette information majeure bouscule le paysage politique congolais. Également poussé vers la sortie au niveau de son poste de deuxième vice-président du Sénat, l’autorité morale de l’AFDC paie aujourd’hui le prix fort pour ses récentes décisions. Mais comment expliquer une chute aussi brutale pour ce poids lourd de la majorité ?
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Pourquoi Modeste Bahati est-il destitué de l’AFDC ?
En premier lieu, les instances dirigeantes du parti ont décidé de tourner la page de manière radicale. Le leader Modeste Bahati destitué fait face à une fronde interne sans précédent de la part de ses propres cadres. Ses détracteurs lui reprochent vivement une gestion jugée opaque et trop familiale des affaires internes de la formation politique.
Cependant, la véritable cause de cette éviction spectaculaire réside ailleurs. De fait, la récente sortie médiatique non concertée de Modeste Bahati concernant la très sensible question de la Constitution a mis le feu aux poudres au sein de l’Union Sacrée.
La révision de la Constitution au cœur du conflit
Récemment, l’ancien président du Sénat a publiquement affiché des doutes sur l’opportunité de réviser ou de modifier la Constitution congolaise. Par conséquent, cette prise de position a immédiatement provoqué la colère de ses alliés politiques.
Dès le 9 mars 2026, les sénateurs membres du regroupement AFDC-A se sont officiellement désolidarisés de leur autorité morale. En effet, ils ont affirmé par voie de communiqué que ces propos engageaient Modeste Bahati à titre strictement personnel, l’invitant à en tirer toutes les conséquences politiques qui s’imposaient.
Otto Bahizi prend les commandes du parti
Suite à cette crise interne profonde, un nouveau leadership s’installe au sommet. Dès lors que Modeste Bahati destitué a perdu ses fonctions dirigeantes, c’est Otto Bahizi qui prend officiellement les rênes de la formation politique.
Néanmoins, la mission s’annonce complexe pour le nouveau patron de l’AFDC. Il devra rapidement unifier les cadres de son parti, apaiser les tensions internes, tout en réaffirmant une loyauté indéfectible au président de la République, Félix Tshisekedi.
Les conséquences pour la majorité au pouvoir
Cet événement rebat profondément les cartes au sein de la coalition gouvernementale. En perdant simultanément son fauteuil à la tête de l’AFDC et son influence au bureau du Sénat, Modeste Bahati se retrouve aujourd’hui extrêmement isolé politiquement. Finalement, cette éviction envoie un message d’avertissement très clair à tous les autres acteurs politiques concernant la discipline à adopter face aux grands enjeux nationaux.
