Les États-Unis ont retiré mercredi le général congolais François Olenga ainsi que le complexe touristique Safari Beach de leur liste de sanctions, neuf ans après leur inscription, selon un avis publié par l’Office américain de contrôle des avoirs étrangers (OFAC).
La mise à jour de la liste américaine supprime plusieurs inscriptions correspondant aux différents noms et alias associés à François Olenga. Safari Beach a également été retiré sous plusieurs appellations, notamment Safari Club et Centre de loisir Safari Club.
Les deux entités avaient été sanctionnées par Washington le 1er juin 2017. À cette époque, François Olenga occupait le poste de chef de la Maison militaire du président Joseph Kabila.
Selon le Trésor américain, le général congolais avait supervisé des opérations de sécurité visant l’opposition. Les autorités américaines affirmaient également que la Garde républicaine avait contribué à entraver le processus démocratique en République démocratique du Congo.
Safari Beach avait, de son côté, été visé en raison de ses liens avec le général François Olenga.
À l’époque, François Olenga avait rejeté les accusations portées contre lui. Dans une déclaration à Radio Okapi, il avait notamment affirmé : « Je suis un officier nationaliste et révolutionnaire, aucune sanction ne me fera trembler ».
Le retrait de ces inscriptions intervient donc près de neuf ans après les sanctions initiales et constitue une modification officielle de la liste de l’OFAC concernant le général congolais et la structure touristique.
