La crise à l’AFDC (Alliance des Forces Démocratiques du Congo) prend une nouvelle tournure. Le camp de Modeste Bahati Lukwebo a récemment exprimé son mécontentement directement au Président de la République, Félix Tshisekedi. En effet, une audience controversée a mis le feu aux poudres au sein de la coalition au pouvoir.
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Les frondeurs reçus par l’Union Sacrée
Mardi dernier, le secrétariat permanent de l’Union Sacrée a officiellement reçu le groupe des frondeurs de l’AFDC, conduit par le président dissident Otto Bahizi. Au sortir de cette rencontre, ce dernier a d’ailleurs demandé la radiation pure et simple de Modeste Bahati Lukwebo de la plateforme présidentielle, l’accusant de jouer un double jeu.
Cette réception a provoqué la colère du camp loyaliste. Dans un mémorandum adressé au Chef de l’État, l’équipe de Bahati a dénoncé une violation flagrante de la charte de l’Union Sacrée. Selon eux, cautionner de telles pratiques risque de fragiliser dangereusement les partis membres, au mépris de la cohésion indispensable au sein de la majorité.
Crise à l’AFDC : L’appel à Félix Tshisekedi
Face à cette situation, l’AFDC originelle a décidé de réagir fermement. En s’adressant à Félix Tshisekedi, garant de la légalité, le parti rappelle son poids politique incontestable : 32 députés nationaux, 7 sénateurs, 77 députés provinciaux et 115 élus communaux.
Par conséquent, les partisans de Bahati Lukwebo demandent au Président d’instruire les instances de l’Union Sacrée de ne pas cautionner l’illégalité. Ils insistent sur le fait que seul Modeste Bahati, récemment réélu lors du 4e Congrès du parti en mars dernier, est habilité à engager l’AFDC. Si vous souhaitez comprendre les origines de ces tensions politiques, découvrez notre article sur les enjeux politiques de l’Union Sacrée. (Note : insérer un lien vers un autre article de Mwin Médias)
Le Ministère de l’Intérieur complique la donne
Pour aggraver cette crise à l’AFDC, une décision gouvernementale est venue fragiliser le camp Lukwebo. À travers une correspondance datée du 14 avril, le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a rejeté les résolutions issues du dernier Congrès de l’AFDC. Cette décision fait suite à l’opposition formelle manifestée par Otto Bahizi et ses alliés, relançant ainsi la bataille pour le contrôle du parti.
La plateforme présidentielle va-t-elle sacrifier l’un de ses principaux piliers ? Restez connectés pour suivre l’évolution de ce dossier brûlant. Pour plus d’informations sur l’actualité politique en RDC, consultez les dernières dépêches d’Actualité.cd.
